Entre chantages, brutalités et passe-droits présumés, l’affaire Rock Luakamona menace de se transformer en véritable bombe sociale dans le Haut-Katanga.
Le procureur Rock Luakamona est accusé de se comporter en véritable gangster envers son épouse, Madame Denise Nzila Kayika, et leurs enfants. Connu pour sa brutalité notoire, il se retrouve aujourd’hui au cœur d’un scandale susceptible d’enflammer les relations entre communautés vivant au Katanga. En effet, Mme Denise n’est autre que la sœur du journaliste très respecté de la RTNC/Haut-Katanga, Nzila Fanana.
Selon plusieurs sources, Madame Denise et ses enfants vivent un cauchemar quotidien fait de violences, de menaces et d’intimidations répétées. Le procureur irait jusqu’à affirmer publiquement qu’il bénéficie d’un appui direct de la Présidence de la République, se disant ainsi « intouchable » malgré la gravité des accusations portées contre lui. Plus troublant encore, certaines personnalités influentes, notamment le pasteur Mulang de l’église Triomphe, auraient fait pression sur Madame Denise pour qu’elle retire la plainte déposée contre son mari.
Des informations font également état de l’implication de certains agents de la Maison militaire du Chef de l’État, qui seraient complices ou protecteurs du procureur dans cette affaire, créant un climat de suspicion encore plus inquiétant.
Madame Denise Nzila Kayika, issue d’une famille Né Kongo très implantée au Katanga et également engagée dans la société civile, bénéficie d’un large soutien communautaire. La situation est si tendue qu’elle pourrait provoquer un risque réel de confrontation entre les Né Kongo, les Katangais et les Kasaïens, la communauté d’origine du procureur Rock Luakamona.
Une femme de courage brisée par les violences
Cette affaire heurte profondément l’opinion publique, car Madame Denise Nzila Kayika est reconnue comme une femme brave, active dans la société civile, engagée pour le bien-être communautaire. Après des années à défendre les autres et à soutenir sa famille, elle se retrouve aujourd’hui abandonnée et brisée par celui qui devait la protéger.
Les violences et le traumatisme subis ont laissé des séquelles lourdes : elle souffre désormais d’un problème grave à l’œil, affectant sa vision et rendant difficile toute activité lui permettant de subvenir aux besoins de ses enfants.
Cette situation révolte profondément non seulement sa famille, mais également les communautés katangaises et Né Kongo, qui se disent prêtes à ne plus tolérer les abus répétés du procureur Rock Luakamona.
Face à ce climat explosif, le silence des institutions et l’impunité présumée accordée au procureur ne fait qu’alimenter la colère.
Nous y reviendrons avec davantage de détails dans nos prochaines publications. Eric Kaka / le tonnerre